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BAYONNE

communes de l'intérieur

Labourd

 

 

municipios del interior

antiguo vizcondado de Labort




Bayonne










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vue de Bayonne depuis le monument de Napoléon à Mouguerre

 

Le site d'occupation humaine le plus ancien reconnu est sis sur une butte qui domine la Nive et son confluent avec l'Adour.

Au Ier siècle av. J.-C., sous l'occupation romaine, Bayonne présente déjà quelque importance, puisque les conquérants entourent la ville d'une enceinte fortifiée. Un castrum romain est avéré aux alentours des IVe et Ve siècles, nommé Lapurdum, qui a laissé son nom à la province du Labourd.

La cité est abandonnée par les Romains au IVe siècle, et la tribu des Vascons en profite pour se répandre en Novempopulanie, la province comprise entre Garonne, Océan et Pyrénées. De ce fait la Novempopulanie est rebaptisée Vasconie, puis Gasconie après déformation germanique (invasions Wisigothiques puis franques). Mais la basquisation de la région des plaines est trop faible face à la romanisation avancée. Du mélange entre vascon et latin naît la langue gasconne.

Lorsque la vicomté de Labourd est créé en 1023 par le duc de Gascogne Sanche VI Guillaume (1009-1032) au profit de son neveau le roi de Navarre Sanche III "le Grand" (990-1004-1035), Bayonne en est la capitale. C’est à cette époque que Bayonne va se développer rive gauche du Nive avec la construction de deux ponts. Et c’est aussi à cette époque que le nom de Bayonne va apparaître pour la première fois, soit d’origin latin («baia» = une grande extension d’eau) ou basque d’origin latin («ibaiona» = bon fleuve).

En 1130 le roi d'Aragon et de Navarre Alphonse Ier le Batailleur (1073-1104-1134) fait le siège de la ville, sans succès. Bayonne passe sous domination anglaise lorsque la duchesse de Gascogne et d'Aquitaine (Aliénor 1122-1137-1154-1204) épouse en 1152 en second noces Henri de Anjou Plantagenêt, futur roi d'Angleterre (1154). Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d'autres produits du sud-ouest comme la résine, le jambon ou le pastel vers l'Angleterre. Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. Richard Cœur de Lion la sépara en 1177 de la vicomté de Labourd dont la capitale devint alors Ustaritz.

 

Bayonne
Siège de Charles VII

 

Dunois (ex-compagnon d'arme de Jeanne d'Arc) enlève la ville le 20 août 1451 et l'annexe à la Couronne (Charles VII "le Victorieux"). La ville continue d'être fortifiée par les rois de France face aux dangers de la frontière espagnole proche. En 1454, Charles VII érige en circonscription judiciaire particulière la sénéchaussée des Lannes — simple subdivision de la Guyenne pendant la période anglaise — compétente sur une vaste région couvrant Bayonne, Dax et Saint-Sever pour y exercer la justice civile, la juridiction criminelle restant de la compétence de l'échevinage. Au fil du temps, le «sénéchal d'épée», qui demeure à Dax perd tout rôle autre que protocolaire et Bayonne (en même temps que Dax et Saint-Sever) devient de facto le siège d'une sénéchaussée distincte, sous l'autorité d'un «lieutenant-général du sénéchal».

L'âge d'or de la ville s'achève au XVe siècle avec la perte des échanges commerciaux avec les Anglais et l'ensablement du port de Bayonne provoquée par le déplacement du cours de l'Adour vers le nord.

En 1523, le maréchal de Lautrec force, par une résistance héroïque, les Espagnols sous le commandement de Philibert de Châlon Prince d'Orange pour l'Empereur Charles Quint, à lever le siège de Bayonne.

Au XVIe siècle, les ingénieurs du roi sont dépêchés sur place pour réaménager l'Adour et lui creuser un estuaire pour fixer son lit. Le port de Bayonne reprend alors une plus grande activité. La pêche à la morue et à la baleine assurent les richesses des pêcheurs et des armateurs.

En 1565, une rencontre entre Catherine de Médicis et l'envoyé de Philippe II d'Espagne, le duc d'Albe est connue sous le nom d'entrevue de Bayonne. À l’époque où catholiques et protestants s’entre-déchirent dans certaines parties du Royaume de France,

De 1611 à 1612, le Collège de Bayonne a pour Principal un homme de 26 ans plein d’avenir : Cornélius Jansen dit Jansénius, futur évêque d’Ypres. Ainsi Bayonne devient-elle un temps le berceau du jansénisme austère et savant qui agitera si fortement la monarchie de Louis XIV.

Ce même siècle, Vauban est chargé par Louis XIV de fortifier la ville. Il lui adjoint une Citadelle bâtie sur une éminence surplombant le quartier de "San Espirit deou Cap do Pount".

Au XVIIIe siècle, l'activité de Bayonne atteint son apogée. La Chambre de Commerce est fondée en 1726. Les échanges avec l'Espagne, la Hollande, les Antilles, la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, les chantiers de constructions entretiennent une grande activité dans le port.

En 1792, le quartier de Saint-Esprit, partie de Bayonne située sur la rive droite de l'Adour est séparé de la ville et renommé Jean-Jacques Rousseau. Il ne revient dans le giron de Bayonne que le 1er juin 1857. Pendant 65 ans, la commune autonome dépendait du département des Landes.

En 1808, au château de Marracq, est signé sous "l'amicale pression" de Napoléon Ier l'acte d'abdication du roi d'Espagne Charles IV en faveur de l'Empereur. Dans la foulée, est paraphée la Constitution de Bayonne, première constitution espagnole.

Le commerce qui faisait la richesse de la ville au XVIIIe siècle souffre considérablement à cette époque, durement sanctionné par les conflits avec l'Espagne, partenaire commercial historique de la région.

En 1854, le chemin de fer arrive de Paris avec de nombreux touristes désirant goûter aux plages de Biarritz. Bayonne se tourne plutôt vers la sidérurgie avec les forges de l'Adour. Le port prend alors une allure industrielle mais son déclin est inexorable et lent au XXe siècle. La découverte du gisement de Lacq lui redonne un certain dynamisme.

Le traité de Bayonne est conclu le 2 décembre 1856. Il remédie aux difficultés rencontrées dans la zone s'étendant de l'embouchure de la Bidassoa jusqu'à la limite entre la Navarre et l'Aragon.

La ville de Bayonne est jumelée avec la ville de Pampelune.

 

 

cathédrale Notre Dame
église du Saint Esprit
église Saint Étienne
église Saint André

église Saint Amand
église Saint Léon à Marracq
église Saint Bernard
église Sainte Croix

 

cathédrale Notre Dame
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

vue générale
plan de la cathédrale
flèches des tours et portail
abside extérieur


nef centrale

choeur, maître-autel et vitraux du chevet
voûtes
clés des voûtes

chapelles et autels latéraux
peintures et sculptures
cloître
vitraux

portes intérieures
fond de la nef
chaire à prêcher
orgue

gargouilles et petites sculptures

 

cathédrale Notre Dame

 

Après trois siècles de domination anglaise, Bayonne fut reprise en 1451 et réintégrée au domaine royale du roi de France, Charles VII "le Victorieux" (1403-1429-1461). La décoration porte la trace de ces événements : les lys de France succèdent aux léopards d’Angleterre.

La cathédrale Sainte-Marie est située au sommet de la butte qui domine l’Adour et la Nive au cœur de la vieille ville. Edifice érigé aux 13e (abside, chapelles rayonnantes, déambulatoire), 14e (nef et transept), et 15e siècles (façade occidentale), dévasté en 1793. Elle appartient au style gothique rayonnant avec une influence champenoise surtout dans l’abside et le déambulatoire. La construction de l’édifice actuel a été commencée vers le milieu du XIIIème et s’est achevée au début du XVIème siècle. Une cathédrale romane primitive fut détruite par deux incendies successifs en 1258 et 1310, ce dernier sous le régne de Philippe IV "le Bel" (1268-1285-1314) et de son fils Louis I de Navarre et VIII comte de Champagne (1289-1305-1316), futur roi de France (Louis X "le Hutin" 1289-1314-1316). Un cloître est attesté en 1059. Le cloître actuel remplaça au XIVème siècle un cloître roman.

plan de la cathédrale et époques constructives

 

De 1834 à 1845, l' architecte Manchoulas restaure les contreforts des arcs-boutants et des chapelles du rond-point. De 1845 à 1849, l' architecte bayonnais Hippolyte Guichenné est en charge des travaux de la cathédrale : il supprime la décoration du 18e siècle des chapelles absidiales et reconstruit partiellement le bras nord du transept (piliers du porche, balustrade, fenestrage de la verrière, contreforts et arcs-boutants). En 1846, l' abbé Laran lance le projet d' une vaste restauration. De 1851 à 1903, restauration et transformation partielle de l' édifice sur les plans de l' architecte diocésain Emile Boeswillwald. En 1852, projet de réfection de la façade sud du croisillon sud du transept. En 1854, début de la rénovation du choeur par Emile Boeswillwald. En 1855, le Comité des inspecteurs généraux approuve le projet d' installation d' une sacristie et d' une chapelle paroissiale dans le bras sud du cloître, présenté par Boeswillwald. De 1856 à 1863, réfection de la façade sud du bras sud du transept, avec mise en place d' un remplage dans le style du 14e siècle ; de 1866 à 1873, travaux de même nature sur la façade nord du bras nord du transept. De 1873 à 1878, érection des deux tours de façade et de leurs flèches : la tour nord dans le style normand des 13e et 14e siècles, celle du sud dans le style gothique du 15e siècle. De 1873 à 1896, réalisation des peintures murales des 6 chapelles absidiales par le peintre Louis Steinheil assisté de son fils Adolphe. De 1895 à 1899, le sculpteur bordelais Mora exécute le groupe de la Vierge destiné à la tour sud. En 1911, restauration du porche nord. De 1923 à 1929, réfection de la façade occidentale et mise en place de la Piétà du sculpteur Braemer. En 1928, fourniture de la grande rose occidentale par Paul Louzier fils.

 

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les flèches polygonales de la cathédrale et porche

portail d'entrée façade ouest

 

abside polygonale


C’est une cathédrale ogivale, commencée en 1213 surmontée par deux flèches de 85 mètres de haut. Elle appartient au style gothique rayonnant avec une influence champenoise surtout dans l’abside et le déambulatoire.

Au sud, un cloître rectangulaire est attenant à la cathédrale.

La façade ouest, qui se trouve face à la bibliothèque municipale, anciennement le palais épiscopal, est constituée d’un grand portail et de deux flèches entourant cette entrée.

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nef centrale, choeur et chevet avec vitraux




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choeur, maître-autel, tabernacle et vitraux du chevet



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voûtes en croisée d'ogives

 

La nef est constituée de sept travées à croisée d’ogives (dont la première peut-être considéré comme un narthex) et s’élève sur trois niveaux avec de grandes arcades, un triforium et de hautes fenêtres.

Les travées présentent des clefs de voûtes armoriées évoquant l’histoire de la ville de Bayonne à l'époque de l'union de la Gascogne avec l'Angleterre. Ainsi, les fleurs de lys symbolisant le pouvoir français côtoient les trois léopards symbolisant le pouvoir anglo-gascon.

 

 


les armes
de la ville


détail
les armes de la ville


nef bayonnaise
portant cinq matelots

 

 


les armes d'Angleterre
trois léopards


détail
les armes d' Angleterre


les armes de France
et d'Angleterre

 

 


les armes de la ville
vers 1351

pentacle
au dessus des orgues


masque d'homme-feuille
''green-man''

 

clefs de voûtes

 

Le vaste chœur de la cathédrale s'étendant jusqu'au transept est en deux parties. La partie dans l'abside, plus en hauteur comprend l'ancien maître-autel en marbre de Carrare surmonté d'un haut ciborium. Ce maître-autel est richement décoré et possède un tabernacle dans lequel sont conservé les espèces eucharistiques. Sur le nouveau maître-autel sont représentés la Résurrection et la traversée de la mer rouge.

La cathédrale compte de nombreuses chapelles : sept sont situées dans le bas-côté nord (chapelles des fonds baptismaux, Saint Michel, Saint Thérèse, Saint Léon, du Crucifix, Saint Jérôme, Saint Jean-Baptiste) et sept dans le déambulatoire (chapelles Saint-Martin, Saint Pierre, Saint Joseph, la chapelle de la Vierge dans l'axe de la nef, chapelles Saint Jacques, du Sacré-Cœur, Saint Anne). Le long du bas-côté sud, construite au XIXème siècle sur la galerie nord du cloître se trouve une grande chapelle dédiée à Saint-Léon.

 

 

chapelle
Saint Martin

chapelle
de la Vierge

chapelle
Saint Pierre

 

 

chapelle
Saint Joseph

chapelle
Saint Jacques

chapelle
du Sacré Coeur

 

chapelles du déambulatoire

 

autel latéral Saint Joseph du déambulatoire

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autels nefs latérales

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la fuite en Egypte

chapelle du bas-côté sud
et fond du bas-côté

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l'Enterrement du Christ et l'Education de la Vierge



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Notre Dame et l'Enfant

 

La cathédrale de Bayonne a été visitée par l'écrivain Victor Hugo lors de son voyage dans les Pyrénées en 1843. Voici la description qu'il nous en fait dans son ouvrage "Alpes et Pyrénées" :

"La cathédrale de Bayonne est une assez belle église du quatorzième siècle couleur amadou et toute rongée par le vent de la mer. Je n'ai vu nulle part les meneaux décrire dans l'intérieur des ogives des fenestrages plus riches et plus capricieux. C'est toute la fermeté du quatorzième siècle qui se mêle sans la refroidir à toute la fantaisie du quinzième. Il reste çà et là quelques belles verrières, presque toutes du seizième siècle. A droite de ce qui a été le grand portail j'ai admiré une petite baie dont le dessin se compose de fleurs et de feuilles merveilleusement roulées en rosace. […] L'église est accostée au sud d'un vaste cloître du même temps, qu'on restaure en ce moment avec assez d'intelligence et qui communiquait jadis avec le chœur par un magnifique portail, aujourd'hui muré et blanchi à la chaux, dont l'ornementation et les statues rappellent par leur grand style Amiens, Reims et Chartres. Il y avait dans l'église et dans le cloître beaucoup de tombes, qu'on a arrachées. Quelques sarcophages mutilés adhèrent encore à la muraille. Ils sont vides. Je ne sais quelle poussière hideuse à voir y remplace la poussière humaine. L'araignée file sa toile dans ces sombres logis de la mort."

 

Le cloître est l'un des plus grands de France. Il est de style gothique flamboyant et date du XIVe siècle. C’est un cloître qui dessine un rectangle un peu irrégulier. « Avec ses belles arcades éclairées de doubles baies géminées et de trois rosaces très simples », il présente une série de tombeaux qui rappellent sa vocation de cimetière.

 

 

cloître et élévation
latérale sud de la cathédrale

élévation latérale sud de la cathédrale
et flanc ouest du cloître



cloître

 

 


côté ouest
du cloître

cloître de la cathédrale

de Bayonne

 

 

gargouille
dans le cloître

 

 

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vitraux des murs latéraux

vitraux du choeur

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le Baptême du Christ et vitreaux de la chapelle Saint Léon

vitreaux de la chapelle Saint Jérôme



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les portes intérieures



fond de la nef centrale et orgue



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chaire à prêcher

 

orgue

 

 


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les gargouilles et les petites sculptures de la cathédrale

 

* couvrement : voûte d'ogives
* décor : vitrail; peinture; sculpture
* couverture (type) : flèche en maçonnerie; flèche carrée; toit à longs pans; croupe ronde; pignon couvert; croupe; appentis.

 

église du Saint Esprit
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

église collégiale du Saint Esprit

 

L' église est signalée au 12e siècle. Dans l'an 1206 on mentione "la maison que les frères hospitaliers de Jérusalem possèdent à la tête du pont de Bayonne". A l'origine, comme sur de nombreuses voies pélerines, c'est une "maison", un établissement des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, disposant d'un hôpital (attesté dès 1258), qui les réconfortait "à la tête du pont de Bayonne", dans ce qui s'appelle aujourd'hui le quartier Saint Esprit, ultime localité des Landes. Au Moyen Age, un immense pont de bois reliait Saint-Esprit au faubourg connu aujourd'hui sous le nom de "Petit Bayonne". Ce n'est qu'en 1857 que Saint Esprit fut rattaché à Bayonne.

En 1483, Louis XI (1423-1461-1483) érige l' église en Collégiale dépendante de l' évêché de Dax ; reconstruction en style flamboyant. Dans la 2e moitié du 19e siècle, à l' initiative du chanoine archéologue Menjoulet, restauration en style romano-byzantin et construction du porche et de la tribune sur les plans de l' architecte palois Emile Loupot. En 1868, l' église reçoit des reliques de Sainte Irène, découvertes à Rome en 1825. Fourniture en 1906 de verrières par Jules-Pierre Mauméjean, maître-verrier à Biarritz.

 

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voûtes gothiques du choeur ornées d'entrelacs et de medaillons,
propres au style flamboyant,
datent du XVème siècle

l'église contient des reliques de Sainte Irène

 

* clocher-mur précédé d' un porche barlong hors-oeuvre ; nef à arcades brisées ; abside plate.
* couverture (matériau) : tuile creuse.
* couvrement : lambris de couvrement; voûte d'ogives; voûte en arc-de-cloître.
* décor : vitrail.
* couverture (type) : toit à longs pans;pignon couvert;appentis.

église Saint Étienne
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

église Saint Etienne

clocher-mur pignon et béffroi octogonal à l'impériale

 

Construction de l' église aux 12e et 15e siècles: l' abside en cul-de-four est un vestige de l' édifice du 12e siècle. En 1584, le quartier et l' église Saint-Etienne sont achetés au roi Henri III de Navarre Bourbon (1553-1572-1610) (futur Henri IV de France en 1589) par la ville de Bayonne. En 1814, l' église est dévastée lors du siège de Bayonne: le clocher est abattu, les voûtes détruites. De 1851 à 1856, à l' initiative de l' abbé G.F. Godard, vaste campagne de restauration dans le respect de l' édifice ancien: construction du beffroi, ajout de deux absidioles de part et d' autre de l' abside centrale, construction de la porte principale imitant le gothique du 14e siècle, mise en place de grandes-arcades dans la nef (1853) sur les piliers du 14e siècle, exhaussement du chevet et du transept, construction de nouvelles voûtes (abside, transept) et plafonds (nef, bas-côtés). Façade pignon couronnée d' un beffroi octogonal; nef de 5 travées à arcades brisées; transept haut et saillant abside semi-circulaire flanquée de 2 absidioles de même plan ouvrant sur les bras du transept.

 

façade pignon

porte principale style gothique
XIXème

 

église Saint André
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

église Saint André


En 1846, un legs consenti par Lormand à la fabrique de Saint André permet la rédaction d' un projet de construction d' une nouvelle église néo-gothique par les architectes Hippolyte Durand et Hippolyte Guichenné. Après avoir reçu en 1851 l' approbation de Viollet-le-Duc, rapporteur du dossier devant la Commission des arts et monuments, le projet est mis en oeuvre de 1856 (pose de la première pierre) à 1862 (pose des verrières), avec achèvement complet en 1869. Cette église fut bâti à l'emplacement d'une église médiévale et du collège municipal du XVIIe siècle

En 1898, des défauts de construction contraignent à abattre les flèches des deux tours de la façade occidentale. En 1869, le peintre bayonnais Léon Bonnat exécute une peinture murale dans la chapelle de la Vierge; la chapelle Saint-Joseph n' est décorée à son tour que vers 1900 par le peintre Pascau.

 

 

élévation latérale
sud


façade occidentale à
deux tours et trois portails

abside polygonle
et élévation latérale sud

 

 

 

pignon central flanqué
de deux clochers-porche

 

 

 

portail-trumeau en arc brisé et ébrassé

 

Façade occidentale tripartite, à 3 portails, avec pignon central flanqué de 2 clochers-tours; vaisseau principal de 4 travées ouvrant sur les collatéraux par des arcades brisées sur piliers fasciculés; transept haut et saillant, chaque bras ouvrant à l' est sur une chapelle rectangulaire; choeur de 3 travées flanqué de 2 sacristies à pans coupés et prolongé par une abside à 3 pans accolée d' une grande sacristie barlongue octogonale dans l' axe du vaisseau; des arcs-boutants épaulent les 3 travées du choeur.

 

* décor: vitrail; peinture.
* couverture: terrasse; croupe polygonale; toit à longs pans; appentis; pignon découvert.

 

église Saint Amand
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

église Saint Amand

église Saint Léon
Marracq
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église Saint Léon

église Saint Bernard
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

église Saint Bernard

église de la Sainte Croix
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

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église de la Sainte Croix

 

maisons et châteaux

fortifications et remparts

ponts

monuments

fontaines

 

 

 

château de Marracq


autres maisons et châteaux:

château de Caradoc
maison Dagourette ou Musée Basque
musée Bonnat-Helleu
lycée technique
gare de trains
mairie et théâtre
les rues et les maisons de Bayonne

 

château de Marracq
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

château de Marracq

 

Lieu de séjour de Napoléon I. Signature du traité de Bayonne avec le roi d'Espagne en 1808.

Il ne reste aujourd'hui que des ruines. Au nord du château se trouve le collège Marracq. Il a été construit au début du XVIIIe siècle par Marie-Anne de Neubourg, reine d'Espagne en exil. Il n'a jamais été réellement habité. Napoléon Ier y a séjourné et en a fait un de ses palais impériaux. C'est ici aussi qu'a été signé l'abdication des Bourbons d'Espagne en 1808 en faveur de Napoléon Ier, qui installa son frère Joseph Bonaparte ("Pepe Botella") sur le trône. Aujourd'hui, c'est un monument classé, qui appartient à la ville de Bayonne.

Lors de l'entrevue avec le roi Charles IV d'Espagne, Napoléon acheta le château, pour l'habiter pendant le séjour qu'il fit à Bayonne. En 1808, l'Empereur obtint l'abdication des Bourbons d'Espagne. Plusieurs bataillons de la Garde Impériale campaient autour du château, car dit Mme Aurillon "on pouvait craindre qu'étant si à proximité de la frontière, des partisans espagnols ne fussent tentés d'enlever l'Empereur".

 




Vers 1824, le château de Marracq fut dévoré par un incendie. Ce sinistre fut attribué à diverses causes. On accusa les Espagnols d'y avoir mis le feu. D'autres personnes prétendent que, le gouvernement ayant eu l'intention d'en faire un collège de jésuites, les officiers d'artillerie, logés à Marracq et presque tous Républicains ou Bonapartistes, le réduirent en cendres ou, du moins, ne firent aucun effort pour s'opposer à l'intensité du fléau.



autres maisons et châteaux
Bayonne
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* château de Caradoc

 

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château de Caradoc


* maison Dagourette ou Musée Basque. Epoque de construction : 2e moitié 16e siècle. Maison dite de Dagourette ou musée basque.

 

maison Dagourette

 

Le "Musée Basque et de la Tradition Bayonnaise" a été créé à la maison Dagourette en 1922 grâce à une collecte importante d'oeuvres et ouvert au public en 1924. Dès 1940, le Musée déménagea ses collections à Saint-Sever avant de réouvrir à Bayonne en 1947. En 1989, le Musée dut fermer ses portes pour des raisons de sécurité du bâtiment. Et après dix ans de démarches et de travaux, le Musée dénommé aujourd'hui Musée Basque et de l'Histoire de Bayonne a réouvert ses portes en juin 2001.



* musée Bonnat-Helleu

 


Musée Bonnat-Helleu patio

musée Bonnat-Helleu

 

Le musée a fermé ses portes le 11 avril 2011 pour plusieurs années. Le ministère de la Culture et de la Communication a officialisé le nouveau nom du musée, qui devient «musée Bonnat-Helleu, musée des Beaux-Arts de Bayonne». Une nouvelle dynamique est en marche pour réaliser un projet d'envergure.

Depuis 1990, le musée Bonnat détient l'un des fonds les plus importants des œuvres de Paul Helleu grâce à la générosité de Madame Howard-Johnston, fille de l'artiste. Les pointes sèches, dessins et pastels sont rassemblés et consultables (sur rendez-vous) dans le cabinet des dessins du musée, ou exposés par roulement avec les peintures, dans la salle Paul Helleu.

 

Giotto gardant les chèvres

Léon Bonnat

 

Le bâtiment a été construit à la fin du XIXème siècle par l'architecte Charles Planckaert membre de l'Institut. Sa construction fait suite à l'incendie qui ravagea la mairie de Bayonne en décembre 1889, au cours duquel une grande partie des archives et des collections possédées par la ville furent détruites. Le bâtiment avait à l'origine une quadruple vocation : archives, bibliothèque, musée de peinture et muséum. Inauguré en 1897, la première pierre ayant été posée en 1896 par le maire Léo Pouzac, il est situé dans le "petit Bayonne". et est depuis 1976 totalement dédié au musée. Il a porté le nom du peintre Léon Bonnat né à Bayonne en 1833 jusqu'en 2011. Le peintre Léon Bonnat légua une partie de son œuvre à la ville

 

Madame Helleu sur la plage
Paul César Helleu

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portrait d’Alice Guérin O pastel sur toile O 1884

Melle Marie O dessin aux trois crayons

Paul César Helleu

 

* Lycée Technique

 

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Lycée Technique de Bayonne



* gare de trains

 

gare de trains à Bayonne

* mairie et théâtre

 

 

 


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mairie de Bayonne
et Théâtre

 

 

 


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* les rues et les maisons de Bayonne

 

 

 


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les rues et les maisons de Bayonne

 

château Neuf
citadelle de Vauban
château Vieux
remparts des fortifications

 

château Neuf
Bayonne
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le chateau-Neuf


Situé sur la butte de Mocoron à l'est du quartier du Petit-Bayonne, le Château-Neuf domine tout le Bayonne historique. Tourné à la fois vers l'extérieur et vers la cité, la forteresse flanquée de plusieurs tours aidait à commander la rive gauche de l'Adour, la porte fortifiée de Mousserolles et l'accès à Bayonne.

Commandée sous Charles VII "le Victorieux" (1403-1429-1465) après la reconquête française de Bayonne en 1451, la construction du Château-Neuf est terminée en 1463. Cette fortresse prend appui sur le rempart anglais des XIIIe - XIVe siècles, et notamment sur le portail du Mocoron qui défend l'entrée du Borc Nau (petit Bayonne). Les deux grosses tours circulaires tournées vers la ville montrent la volonté royale de soumettre les bayonnais, nouveaux sujests de la Couronne de France.

 

 


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Deux architectures dominent dans sa construction: certains éléments tel le " portail de Mocoron ", éponyme de la butte sur laquelle est érigée la forteresse, témoignent de la présence anglaise à Bayonne aux XIII-XIVème siècles; en revanche, la Tour Fortena et la Tour Pannecau furent construites sous Charles VII, entre 1451 et 1462.

Les travaux réalisés sur le Château-Neuf depuis 1994 sont de deux ordres: une partie, réalisée sous la direction de Mr Bernard Voinchet, Architecte en Chef des Monuments Historiques, visait à restituer le bâtiment dans son unité générale de forteresse historique, transformée en caserne.

Une seconde partie, dont la maîtrise d'ouvrage revenait à la Ville de Bayonne soutenue par le Ministère de la Culture et la Direction Régionale des Affaires Culturelles, le Conseil Régional et le Conseil Général, a consisté à adapter les lieux pour leur permettre d'accueillir certains services du Musée Basque.

 

vue des tours de la cathédrale depuis la porte du Château-Neuf


citadelle de Vauban
Bayonne
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citadelle Vauban ou du Général Bergé

plan de Vauban pour Bayonne

 

Castrum de Lapurdum dont des vestiges sont encore visibles autour de la cathédrale, Bayonne, affiche déjà sa vocation militaire à l'époque romaine.

Point stratégique de passage vers l'Espagne et point de contrôle des communications fluviales entre le front de mer et les terres, la cité est pourvue au fil des siècle d'ouvrages défensifs conséquents. Les remparts ainsi que trois ouvrages fortifiés: le Château Vieux, le Château Neuf, la Citadelle, tous en majeure partie conservés, en sont les témoins.

A partir du XVe siècle, lorsque les armées de Dunois s'emparent de Bayonne pour le compte du roi de France Charles VII "le Victorieux" (1403-1429-1465), la place de Bayonne devient stratégique. François Ier dote la ville au XVIe siècle d'une enceinte.

Après la paix de Nimègue en 1678, Louis XIV voulut consolider ses conquêtes. Il donna l'ordre à Vauban de se rendre à Bayonne. Celui-ci arriva en 1680 et, accompagné de Monsieur Ferry, ingénieur général des fortifications de la Guyenne, se mit à entreprendre les plans de renforcement de la frontière espagnole.

 

 


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Vauban la modernise à partir de 1680. Sa venue dans les Pyrénées entraîne une réorganisation du système de défense de la frontière espagnole dont Bayonne devient le pivot, appuyée par les citadelles de Navarrenx et Saint-Jean-Pied-de-Port. Il supervise la construction et l'amélioration des remparts et de ses portes. Il construisit ou consolida également les bâtiments du Château Vieux. Le mur d'enceinte de la ville est ainsi réparé, le vieux donjon intérieur rasé. Il crée en particulier une Citadelle sur la rive droite de l'Adour, le Château Neuf. Ferry, son disciple, en dirigera les travaux.

La Citadelle est utilisée au XVIIIe siècle et, en 1750, une garnison de 2.000 hommes y est stationnée. Afin d'appuyer la Citadelle, les ingénieurs suivants installent des redoutes aux alentours afin de défendre les flancs Sud de la place.

La Citadelle de Bayonne connaît ses dernières heures militaires en 1814 lors des affrontements entre les troupes anglo-hispano-portugaises menées par Wellington et celles du Maréchal Soult. En 1814, la Citadelle commandée par le général Maucomble, résista victorieusement aux troupes anglaises de Wellington, capturant même au cours d'une sortie (14 avril 1814) le général Hoppe, commandant les troupes assiégeantes.

S'étendant sur plus de 43 hectares, la Citadelle est occupée depuis 1954 par les parachutistes du 1er Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine qui succède en 1962 à la première demi-Brigade de Parachutistes Coloniaux.

La Citadelle porte actuellement le nom du Général Bergé.



château Vieux
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

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Château Vieux

 

Classé aux Monuments Historiques, c'est sur un ancien castrum datant de l'époque romaine que le château vieux de Bayonne fut érigé au 11ème siècle par les vicomtes du Labourd, en faisant ainsi la pièce avancée défensive de la ville. A l'origine, il était constitué d'un donjon héxagonal auquel furent rajoutés deux corps de bâtiment.

Deux corps de bâtiment supplémentaires furent adjoints à la tour hexagonale d'origine pour former l'édifice actuel. Cest ici que fut réunie la rançon exigée après la bataille de Pavie pour la libération des enfants de François I par l'empereur Charles Quint en 1530.

Le corps principal du château Vieux a une forme rectangulaire avec de puissantes tour d'angle et des tours flanquées avec les mêmes caractéristiques. Un petit morceau de mur romain apparaît (parement en petits appareil de pierres coupées d'arases en briques) mais ce sont les pierres médiévales et surtout les aménagements de Vauban qui sont visibles. Comme pour les remparts, les tours et les murs possèdent des fenêtres et même des balcons en encorbellement. Mais ces modifications n'ont pas diminué la puissance de ce château fort qui a fait évoluer ses défenses durant 7 siècles.

Le roi de France aurait alors écrit ces mots à sa mère Louise de Savoie: "De toutes choses, ne m'est demeure que l'honneur et la vie sauve."

Résidence des gouverneurs anglais durant trois siècles, cette forteresse sert aujourd’hui de mess aux officiers de la garnison de la ville. En contrebas, sur un ancien bastion, s’étend un étonnant jardin botanique et exotique. Plus de 1 000 espèces de plantes offrent un dépaysement plaisant et inattendu. Entrée rue des Gouverneurs.

 

 

 

* Au 12ème siècle, deux corps de bâtiment sont ajoutés au donjon. Le Chateau Vieux (ce nom ne lui sera donné que plusieurs siècle après sa construction bien sur) est la principale défense de Bayonne.
* En 1130, Alfonso I "le Batailleur", Roi de Navarre et d'Aragon séjourne au château. Il y rédige son testament.
* En 1151, Bayonne est ville Anglaise (pour 3 siècles).
* An la fin du 12ème siècle, Richard Coeur de Lion, Roi d'Angleterre, Duc de Normandie, Duc d'Aquitaine, Comte du Maine et Comte d'Anjou, accorde de nombreux privilèges à la ville de Bayonne. La cité devient prospère.
* Au milieu du 14ème siècle, Edward Plantagenêt, dit Édouard de Woodstock Brackembury (et aussi nommé "Le Prince Noir"), capitaine de guerre anglais durant la Guerre de Cent Ans, séjourne au château.
* Vers 1367, Pierre Ier de Castille "el Cruel" séjourne au château.
* En 1451, Bayonne est ville Française.
* En 1463, Louis XI séjourne au château.
* Au 16ème siècle, la fortification est Espagnole.
* En 1526, François Ier séjourne au château.
* En 1565, Charles IX , roi de France, séjourne au château.
* A partir de 1678, Vauban fortifie Bayonne, ville frontière avec l'Espagne. Il fait abattre le donjon dénommé Floripes.
* En 1660, le grand roi de France, Louis XIV, séjourne au château.
* En 1706, Marie Anne de Neubourg, Reine d'Espagne, séjourne au château.
* En 1809, le général Palafox, défenseur de Saragosse, séjourne au château.



remparts des fortifications
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 


les remparts de Bayonne

 

 


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ponts sur l'Adour et la Nive
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

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pont Saint Esprit sur l'Adour

 

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pont sur la Nive

 

monuments
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

* monument à Sainte Jeanne d'Arc

 

monument à Sainte Jeanne d'Arc

 

* monument au Cardinal Lavigerie

 

monument au Cardinal Lavigerie

 

Illustre élève du Séminaire ou Collège de Larressore, Professeur d'histoire à la Sorbonne, le Cardinal Charles Martial Allemand Lavigerie (1825 Bayonne-1892) - est le fondateur en 1868 de la Société des missionnaires d'Afrique, les Pères blancs.

 

fontaine Saint Léon
Bayonne
communes de l'intérieur
Labourd

 

fontaine Saint Léon