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SAINT ÉTIENNE DE BAÏGORRY


vallée des Aldudes



Basse-Navarre


Baja Navarra de Ultrapuertos





Saint Étienne de Baïgorry








 

église Saint Etienne
chapelle d'Urdos
chapelle Saint Laurent de Guermiette
chapelle Saint Sauveur
chapelle Notre Dame d' Oilarandoy

 

église Saint Etienne
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

église Saint Etienne

clocher-porche


La première mention de l' église remonte à 1253, vers la fin du règne de Thibaut I de Navarre Champagne (1201-1234-1253), comme possession de Roncevaux (cf. E. Goyhenetche), mais l' édifice conserve des vestiges sculptés romans du 12e siècle.

 

 


clocher-porche et corps
d'escalier avec toit conique en pavillon


clocher surmonté d'une flèche carrée
en pavillon et flanc nord de la nef


clocher et entrée
dans l'angle nord-ouest

 

 


murs
de la sacristie


clocher et flanc
sud de la nef


clocher et flanc
nord de la nef

 

 


clocher en toit de pavillon
et tourelle en toit conique


clocher-porche de plan carre
et flèche en pavillon


clocher et portail
d' entrée au porche

 

 

portail d' entrée au porche sous la tour-clocher

 

La plus importante campagne de remaniements intervient aux 17e et 18e siècles (construction de la voûte en 1733, du clocher en 1791). L' église connaît d' autres remaniements aux siècles suivants. En 1940, on construit le porche.

L' église paroissiale présente un plan allongé, à vaisseau unique bordé de chapelles. Les murs sont édifiés en moellon et moyen appareil de calcaire et de grès assortis de galets, et couverts d' un toit à longs pans formant pignon de tuiles creuses. Les chapelles sont couvertes d' appentis de tuiles creuses, le chevet à pans coupés d' un toit polygonal.

Le clocher et la tour d' angle nord-ouest revêtent des toits d' ardoises, en pavillon et conique.

L' église est ornée de sculptures romanes, et de 3 rangs de galeries de bois. La nef reçoit une fausse voûte en plein-cintre. Les murs sont percés de baies en plein-cintre ou rectangulaires, et soutenus par des contreforts à ressauts. A l' ouest, le porche récent abrite deux escaliers de distribution, en charpente, ainsi que des fonds baptismaux.

 

choeur et chevet plat

O

maître-autel, retable et tabernacle

 

 


retable
chapelle latérale

 


retable
chapelle latérale

 

 


autel latéral
du Sacré Coeur

 


autel latéral
de la Vierge à l'Enfant

 



Vierge à l'Enfant

fond de la nef et tribunes de bois en deux niveaux

O

décor de fausse voûte en plein cintre
et orgue

O

bénitiers

 

* typologie : édifice de plan allongé à vaisseau unique ; chevet à pans coupés ; clocher-tour
* couverture: tuile creuse; ardoise; toit à longs pans; pignon; appentis; toit en pavillon; toit polygonal;toit conique.
* décor : peinture ; sculpture ; vitrail

 


chapelle
Urdos
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre


La chapelle d' Urdos actuelle a été construite au 3e quart du 17e siècle à l' initiative de Gaston d' Urdos, seigneur de la maison forte voisine (l' édifice porte la date 1666).

Il semble cependant que la fondation soit plus ancienne. Elle est alors utilisée comme chapelle privée de la maison forte. L' édifice est remanié aux siècles suivants, et plus particulièrement au 19e siècle. Le culte y est alors célébré pour les habitants du quartier. La chapelle est restaurée dans la 2e moitié du 20e siècle et est actuellement desservie régulièrement.

L' édifice présente un plan allongé à vaisseau unique et chevet plat, orienté nord-sud. Les murs sont édifiés en moellon de calcaire et de grès recouvert d' enduit. Ils sont percés de baies étroites, rectangulaires ou en plein-cintre. Le vaisseau est couvert d' un toit à longs pans et pignon de tuiles creuses. Au nord, le clocher-mur est surmonté d' un toit en pavillon d' ardoises abritant la cloche.

La porte d' entrée, surmontée de l' inscription "G UR 1666", c' est-à-dire "Gaston d' URdos 1666", est protégée par un porche ajouté dans la 2e moitié du 20e siècle.

La sacristie est accolée au mur est, tandis qu' un escalier droit extérieur en grès prend place contre le mur ouest, pour permettre l' accès aux galeries.

A l' intérieur, deux rangs de galeries courent le long des murs est, nord et ouest. Le choeur abrite des statues du 19e siècle, tandis que la nef est couverte d' un lambris de couvrement prenant la forme d' un pignon.

On a récemment accolé en élévation est un appentis de tuiles creuses abritant un garage.

* typologie : édifice de plan allongé à vaisseau unique ; chevet plat ; clocher-mur
* couverture: tuile creuse; ardoise; toit à longs pans; pignon; appentis; toit en pavillon.

chapelle Saint Laurent
Guermiette
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

chapelle Saint Laurent


Aujourd' hui quartier de Saint-Etienne-de-Baïgorry, Guermiette est mentionnée comme paroisse en 1381 (cf. E. Goyhenche) sous le règne de Charles II ("le mauvais") de Navarre Evreux (1332-1349-1387).

L' édifice originel a disparu, remplacé dans le 3e quart du 17e siècle, comme l' atteste la date 1668 sculptée sur le linteau de la porte d' entrée. En 1777, date portée à l' intérieur, l' église dite chapelle est remaniée, avec vraisemblablement le percement de nouvelles ouvertures et la réfection du décor intérieur. L' édifice est par la suite restauré aux 19e et 20e siècles. On y célèbre encore aujourd' hui certains offices à caractère exceptionnel.

L' église dite chapelle présente un plan allongé à vaisseau unique et chevet plat. Elle est construite en moellon de calcaire et de grès recouvert d' enduit. Les murs sont percés de baies rectangulaires aux montants chanfreinés. L' édifice est couvert d' un toit à longs pans et pignon couvert de tuiles creuses, masqué à l' intérieur par un lambris de couvrement.

On accède à l' intérieur par une porte rectangulaire surmontée d' un linteau sculpté de l' inscription "ANNO 1668", à l' ouest. L' élévation ouest est agrémentée d' un clocher-mur de petites dimensions, à une baie campanaire en plein-cintre agrémentée d' une croix funéraire remployée. Une sacristie de petites dimensions, de plan rectangulaire, est adossée contre le chevet de l' édifice, à l' est.

A l' intérieur, on remarque un décor très fruste, tandis qu' un unique rang de galeries court le long des murs nord et sud.

 

chapelle Saint-Sauveur
Occos
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

chapelle Saint Sauveur

O

façade principale occidentale
clocher-mur


La paroisse d' Occos est mentionnée en 1381 (cf. E. Goyheneche) sous le règne de Charles II ("le mauvais") de Navarre Evreux (1332-1349-1387). L' édifice semble avoir été reconstruit au 18e siècle, à l' instar de nombre d' anciennes églises paroissiales de la Basse Navarre, devenues chapelles. Elle conserve de cette époque un décor intérieur s' apparentant au style baroque, ainsi que certaines ouvertures chanfreinées. L' édifice est restauré au cours des 19e et 20e siècles. Remanié récemment, on y célèbre toujours l' office, et notamment la bénédiction des enfants.

L' édifice présente un plan allongé à vaisseau unique très simple. Il est construit en moellon de calcaire et de grès recouvert d' enduit. La toiture de tuiles creuses prend la forme d' un toit à longs pans et pignon, couvert à l' est et surmonté d' un petit clocher-mur à une baie campanaire à l' ouest. Les murs sont percés de baies étroites et en plein-cintre.

On accède à l' intérieur par une porte en plein-cintre à larges claveaux surmontée d' un monogramme du Christ à l' ouest.

A l' intérieur, la charpente en bois est visible. L' édifice conserve notamment un retable de style baroque et une statue de bois très ancienne.

 

* typologie : édifice de plan allongé à vaisseau unique ; chevet plat ; clocher-mur
* couverture: tuile creuse; toit à longs pans; pignon.
* décor : sculpture

chapelle Notre-Dame
Oilarandoy
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre



La chapelle d' Oilarandoy était un ermitage fondé en 1706, comme l' atteste un vitrail daté conservé et remployé dans l' édifice actuel. Il fut érigé à la demande de l' ensemble des habitants de la vallée afin de les protéger en les plaçant sous la protection de la Vierge. Détruit à la Révolution Française, il est laissé à l' abandon, avant d' être reconstruit en 1942. Les ruines de ce second édifice sont visibles, à proximité de la nouvelle chapelle érigée en 1985, à partir d' éléments remployés.

Chaque année, deux processions ont lieu à Notre-Dame-d' Oilarandoy, l' une exclusivement masculine, l' autre réservée aux femmes.

Edifiée au sommet d' une montagne, à 940 mètres d' altitude, l' église dite chapelle Notre-Dame d' Oilarandoy présente un plan allongé très simple, à vaisseau unique. L' édifice ne comporte que trois élévations, le côté ouest étant ouvert. Il est construit en moellon de grès recouvert d' enduit, et couvert d' un toit à longs pans et pignon couvert de tuiles plates mécaniques. Le chevet plat, à l' est, est surmonté d' un petit clocher-mur à une baie campanaire, surmontée d' une croix.

A l' intérieur, on remarque la charpente en bois apparente. Le décor est extrêmement fruste : deux vitraux représentant la Vierge sont placés dans le choeur; il s' agit de vestiges de l' ermitage originel.

* typologie : édifice de plan allongé à vaisseau unique ; chevet plat ; clocher-mur
* couverture: tuile plate mécanique; toit à longs pans; pignon couvert.


château d' Echauz
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

château d'Echauz


D' origine médiévale - quelques vestiges du 1er tiers du XIème siècle sont encore visibles, de l'époque du roi de Navarre Sanche III "el Mayor" -, le domaine d' Etchauz appartient alors aux vicomtes de Baïgorry. L' édifice actuel est sûrement construit à la demande de Gratien d' Etchaux, vers 1555 (date portée). La famille d' Etchaux connaît son apogée sous Henri III de Navarre Bourbon et IV de France, (1553-1572-1589-1610) puis son fils Louis XIII. En 1752, le domaine passe à la famille de Caupenne d' Amou. C' est à cette époque qu' ont lieu de nouveaux aménagements de l' édifice. La célèbre famille d' Abbadie d' Arrast a possédé ce château. Au cours des siècles suivants, l' édifice, plusieurs fois vendu, est laissé à l' abandon, avant d' être restauré dans le courant du 4e quart du 20e siècle par les nouveaux propriétaires.

 

 


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comble
charpente de bois
 

 

L' édifice présente un plan rectangulaire, assorti de deux tourelles d' angle circulaires (nord-est et nord-ouest) et deux échauguettes (sud-est et sud-ouest), ainsi qu' une élévation ordonnancée à trois travées sur deux étages carrés. Les murs sont édifiés en moyen appareil de calcaire et de grès, recouvert d' enduit. En élévation antérieure nord se trouve la porte principale à montants chanfreinés où l' on peut lire l' inscription "IHS MARIE 1555". Le corps de logis est couvert d' un toit en pavillon de tuiles plates, les tours et les échauguettes de toits polygonaux à égouts retroussés, qui reposent sur un bandeau sculpté de têtes. Un appentis récent de tuiles creuses est accolé à l' élévation ouest.

A l' intérieur, on remarque les vestiges d' une salle souterraine médiévale (élévation est), un escalier de distribution tournant en maçonnerie dans le corps de logis (16e siècle), ainsi qu' un escalier en vis en maçonnerie dans la tourelle est. L' une des pièces conserve également une cheminée à corbeaux en quart-de-rond chanfreinés du 16e siècle. Certaines poutres de charpente, apparentes sous le comble, datent des 12e et 16e siècles. Lors des restaurations récentes, l' édifice a reçu un mobilier de l' époque moderne.



Le Fief de la vicomté de Baigorry fut créé en 1033 par le roi de Navarre "Sanche III Le Grand" (990-1004-1035), en faveur de Lope Sánchez ou "Loup Garcia", son "mayordomo".

Pendant les premiers siècles, l'existence des seigneurs d'Etchauz fut celle de tous les seigneurs féodaux du Moyen Age. L'un d'eux, Jean 1er, fut nommé "Chevalier de Saint Jean de Jérusalem" en 1413. Le roi Charles III Le Noble (1361-1387-1425) qui l'arma lui fit cadeau, à cette occasion, d''une épée garnie d'argent. Il est à noter que cette illustre famille se distingua aussi bien à la cour de Navarre qu'à celle de France. Par exemple, Antoine d'Etchauz se lia d'amitié avec le comte de Gramont, et, par son intermédiaire, avec celui qui devait monter sur le trône de France sous le nom d'Henri IV, et devint son homme de confiance. Cette époque marque l'apogée de la prospérité de la Maison d'Etchauz, autant par les situations et les honneurs que par les alliances. Bien des hommes célèbres se succédèrent, Bertrand d'Etchauz fut nommé Evêque de Bayonne en 1593. Grand Aumônier de France, Archevêque de Tours, Commandeur des Ordres du Roi, Bertrand d'Etchauz devint l'homme de confiance du roi Louis XIII et de Marie de Médicis. Il se distingua au travers de sa lutte contre le sinistre conseiller de Lancre lors des procès de sorcellerie.

600 ans après "Loup Garcia", la dynastie, mâle sans discontinuer, revint aux filles. C'est ainsi que nous soulignerons l'entrée dans le vicomté d'Etchauz des familles Saint-Martin, de Roll Montpellier, et des de Caupenne. Le 23 Janvier 1795, Jeanne Marguerite épousa à St Etienne-de-Baigorry Jean Isidore, comte Harispe, Maréchal de France, né à Baîgorry, chef de la 8e Division à l'armée des Pyrénées, Député des Basses Pyrénées et Pair de France.

Enfin, en 1848, le château fut vendu à la famille d'Abbadie d'Arrast, dont l'aîné Antoine, fit construire le château d'Abbadia à Hendaye, le second, Michel Arnaud, celui d'Elorriaga à Ciboure, alors que Charles s'installait à Etchauz. Un autre familier du château, que les villageois côtoyaient aussi, fut Charlie Chaplin. En effet, Harry d'Abbadie d'Arrast, cinéaste vivant le plus souvent aux Etats-Unis, était son metteur en scène.

1940-1945: La guerre, le château, réquisitionné par les allemands, commence lentement à se dégrader. Les ventes successives aux enchères entraînèrent rapidement le délabrement de la structure de l'édifice ouvert aux quatre vents.



autres maisons, châteaux et fermes
Saint Etienne de Baïgorry
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De fondation médiévale pour la plupart, les plus anciens édifices recensés datent du 17e siècle. Le 18e siècle est omniprésent et est une période de construction faste, tout comme le 19e siècle, où l' on remanie également des maisons existantes. Les maisons sont généralement érigées en appareil mixte associant moellon de calcaire et de grès. Le pan de bois en élévation antérieure est peu fréquent. Les élévations sont presque toutes recouvertes d' enduit, tandis que la tuile creuse est omniprésente en couverture.

Typologie: logis indépendant avec dépendances dispersées; logis indépendant avec dépendances adossées sur l' arrière; ferme en corps de bâtiment unique tripartite devant avec ezkaratz au centre, étable sur l' arrière et fenil au-dessus; ferme en corps de bâtiment unique divisé en hauteur, avec logis à l' étage sur l' étable ou la bergerie ou le chai.

* maison Martinxoloenia.

Le cadastre de 1840 mentionne pour cet édifice le nom de Alastainea. Cependant, le toponyme Martinxoloenia est celui utilisé habituellement. L' édifice semble avoir été construit dans le 3e quart du 17e siècle, comme l' indiquent certaines ouvertures à montants moulurés ainsi que l' inscription datée 1662 portée sur le linteau de la porte charretière, en élévation antérieure. Cette inscription indique : "JOANES D' ARRECHE DE LARROSORO MARIA DE AINCIONDO HICIERON ESTA CASA ANO 1662". La maison est remaniée au cours du 19e siècle et du 20e siècle, avec par exemple la reprise de certaines ouvertures, la transformation de la remise sous appentis en garage ou la réfection de la toiture.

La maison présente une élévation ordonnancée à trois travées (1 étage carré et un niveau de comble, tous deux équipés de balcons). Elle est édifiée en moellon de grès recouvert d' enduit, excepté au niveau du comble en élévation antérieure, en pan de bois. Les murs gouttereaux sont en saillie et sommés de consoles sculptées. La maison est couverte d' un toit à longs pans et pignon couvert de tuiles creuses. La quasi totalité des ouvertures dispose d' encadrements de pierre ; la partie droite de l' édifice, sous appentis de tuiles creuses, porte deux fenêtres à meneau de grès jumelées à l' étage et une ouverture à linteau en accolade au niveau du comble. Certaines ouvertures portent des traces de remaniements du 19e siècle. Au rez-de-chaussée de l' appentis se trouve actuellement un garage, récemment aménagé.

* maison Zuburia.

La maison Zuburia passe pour l' une des plus anciennes constructions du bourg de Saint-Etienne-de-Baïgorry. Elle paraît dans les textes de recensement médiévaux en 1412, sous le règne de Charles III "le Noble" (1361-1387-1425), sous le nom "çubi buru" (cf. Orpustan). L' édifice actuel semble être dû à des modifications dans la première moitié du 18e siècle. M. Duvert et X. Bachoc y repèrent cependant des éléments anciens, peut-être d' origine médiévale, notamment au niveau de certaines pièces de la charpente. La maison est ensuite remaniée et réaménagée au cours des 19e et 20e siècles, particulièrement dans son aspect extérieur: réfection d' ouvertures notamment.

L' édifice présente une ossature intérieure de bois, caractéristique des maisons anciennes de la Basse Navarre: de larges poutres porteuses, verticales et horizontales constituent le "squelette" de l' édifice. Certaines sont décorées de moulures. Les espaces intermédiaires sont remplis de moellons de grès et de calcaire, accompagnés de galets. Certaines cloisons de séparation des pièces sont construites en pan de bois. A l' extérieur, les murs porteurs sont en maçonnerie: ils sont édifiés en moellon de calcaire et de grès lié par du mortier et recouvert de plusieurs couches d' enduit. La maison est surmontée d' un toit à longs pans et pignon couvert de tuiles creuses. Les ouvertures disposent d' encadrements de pierre ou de bois ; la porte charretière, en pierre, porte chanfreins et congés. On compte également plusieurs fenêtres à meneaux. En élévation antérieure, une partie de l' édifice est construite en pan de bois, masqué sous l' enduit. A l' intérieur, l' ezkaratz est équipé d' un escalier en équerre, en charpente, qui permet de desservir les niveaux supérieurs.

* maison forte appelée Jauregia d'Urdos.

La maison forte du quartier Urdos est mentionnée dès 1366, sous le règne de Charles II "le Mauvais" de Navarre Evreux (1332-1349-1387), ("Lasalle Durdoz"; cf. Orpustan). L' édifice actuel, qui conserve quelques vestiges de la maison forte originelle, semble dater d' une campagne de travaux plus tardive, au 17e siècle (cheminées, porte d' entrée monumentale). Il subit ensuite d' autres remaniements au cours des siècles suivants, et notamment au 19e siècle, où la maison forte devient le centre d' une exploitation agricole, avec de nombreuses dépendances accolées. Une campagne de restauration est intervenue ces dernières années.

La maison forte présente un plan rectangulaire et une élévation ordonnancée à 3 travées et 2 étages carrés (principalement en élévation antérieure est). Les murs épais sont édifiés en moellon et pierre de taille de calcaire et de grès, et recouverts d' enduit. Le logis est couvert d' un toit à longs pans et croupe de tuiles creuses, tandis que les tours d' angle au sud-est et en élévation nord reçoivent un toit polygonal de tuiles creuses. Les murs sont percés de baies dont certaines sont des croisées à appuis moulurés et larmiers. Les élévations ouest et sud sont les plus remaniées, puisqu' elles ont reçu au 19e siècle des dépendances agricoles (au sud) et un corps de logis sous appentis de tuiles creuses à l' ouest.

L' élévation antérieure est présente une porte d' entrée monumentale frappée d' armoiries bûchées. La tour d' angle sud-est présente un système défensif de meurtrières. La tour nord, de plan circulaire, abrite un escalier en vis en maçonnerie récent.

A l' intérieur de l' édifice, on observe la charpente apparente, dont certaines poutres sont portées par des corbeaux moulurés, un escalier tournant en charpente du 17e siècle, ainsi que des cheminées à corbeaux triangulaires en quart-de-rond doubles (17e siècle).

* ferme Makozain.

L' édifice actuel semble dater de la première moitié du 17e siècle (porte charretière monumentale, fenêtres à meneau à appuis moulurés, structure intérieure à poteaux de bois), bien que son nom soit déjà mentionné en 1366 ("Mokozugain", maison noble; cf. Orpustan). La ferme connaît des remaniements au cours des 18e, 19e et 20e siècles (réfection des ouvertures, agrandissements). La ferme est actuellement inhabitée et sert d' étable ou de bergerie.

La ferme présente un plan massé divisé en profondeur. Elle se compose d' un étage carré et de trois travées en façade antérieure. Les murs sont en appareil mixte de calcaire et de grès recouverts d' enduit. La ferme est équipée d' un toit à longs pans formant pignon couvert, en tuile creuse. L' élévation antérieure présente une partie en pans de bois et remplissage de pierre. L' édifice a été agrandi en élévation latérale droite sous appentis de tuiles creuses et en élévation postérieure sous pignon. Les murs sont percés de fenêtres à meneau à appuis moulurés, dont certaines en bois. En élévation latérale gauche, les fenêtres de l' étage supportent des frontons triangulaires.

A l' intérieur, on remarque la structure de poteaux porteurs de bois et remplissage de pierre. Les pièces de l' étage sont desservies par un escalier intérieur droit en maçonnerie.

* ferme Jokoberro, Occos.

L' édifice, aujourd' hui inhabité et entièrement dévolu à l' activité agricole (il est transformé en bergerie), semble remonter au moins au 18e siècle. La maison est en effet mentionnée parmi les feux de 1670. Cependant, peu d' éléments architecturaux ou de décor nous permettent d' affiner cette datation. Tout au moins pouvons-nous indiquer la présence d' une cheminée à corbeaux triangulaires, vraisemblablement très ancienne. Orpustan signale en 1366 la mention d' une maison "yocoberro" parmi les recensements (cf. Orpustan). La ferme est remaniée au cours du 19e siècle et surtout du 20e siècle, où certains pans de murs sont repris en ciment notamment. Elle est abandonnée dans la deuxième moitié du 20e siècle.

La ferme Jokoberro est l' un des rares exemples en pays de Baigorri de ferme à "lorio", c' est-à-dire un renfoncement rectangulaire en rez-de-chaussée, profond de 2 à 3 mètres environ, et qui constitue une sorte de porche en retrait. On trouve fréquemment cet espace dans les maisons labourdines. L' édifice comporte un étage carré et un niveau de comble. Il est édifié en moellon de calcaire et de grès accompagné de galets et recouvert d' enduit, tandis que la partie centrale de l' élévation antérieure ainsi que les cloisons de séparation des pièces sont en pan de bois et remplissage de grès. En élévation antérieure, le mur gouttereau de droite est en saillie. On remarque fréquemment des traces de reprises des murs en ciment. A l' intérieur, la ferme disposait de deux cuisines, l' une en rez-de-chaussée et l' autre à l' étage. La première a conservé sa cheminée à corbeaux triangulaires, très ancienne.

* ferme Berhoa.

La ferme Berhoa est mentionnée dans les listes d' habitations de 1670. Aujourd' hui inhabitée, elle paraît avoir été remaniée dans le premier quart du 18e siècle. C' est ce qu' indique la date 1719 portée sur la clé de l' arc de la porte charretière en élévation antérieure. Certains éléments, ouvertures et décor notamment, paraissent également correspondre à cette époque. L' édifice est remanié au cours des 19e et 20e siècles, avec notamment la réfection de certaines baies et de la toiture.

L' édifice présente un étage carré et un comble, au niveau duquel se trouvait un balcon de bois aujourd' hui disparu (traces d' arrachement visibles). Il est construit en moellon de grès recouvert d' enduit. Les murs gouttereaux, en saillie, disposent d' un chaînage d' angle soigné. En élévation antérieure, ordonnancée à trois travées, la travée centrale est agrémentée d' un décor dit en "bouteille de champagne", qui englobe la porte charretière datée 1719, cintrée, et une fenêtre dont le meneau originel a disparu. La ferme est surmontée d' un toit à longs pans et pignon couvert de tuiles creuses, soutenu par des aisseliers sculptés, tandis qu' un appentis de tuiles creuses prend appui contre l' élévation postérieure.

* ferme Itze, Borciriette.

Cette ferme du quartier Borciriette semble avoir été construite dans le 3e quart du 17e siècle, comme l' atteste l' inscription datante partiellement lisible sur le linteau de la porte charretière en élévation antérieure. Elle indique : "PIARRES DE LERNED FRANCISCA DE DORRE 1662". L' ancienneté de la partie construite en pan de bois, les sculptures portées par les aisseliers du toit confirment cette datation. L' édifice est ensuite remanié au cours des 19e et 20e siècles, où il subit quelques transformations notamment au niveau des élévations latérales. Une partie de la ferme est alors totalement reprise (élévation postérieure, qui devient la façade principale de l' édifice). Elle est aujourd' hui inhabitée et fait office de grange.

La ferme Itze présente une forme particulière: elle est en effet plus haute que large, et très profonde. Elle dispose d' un étage carré et d' un niveau de comble, et est couverte d' un toit à longs pans pignon couvert de tuiles creuses. Les murs porteurs et le rez-de-chaussée sont construits en moellon de grès lié par du mortier. Au niveau de l' étage et du comble se trouve une partie en pan de bois et remplissage de moellons de grès. En élévation antérieure, la seule ouverture du rez-de-chaussée est la porte charretière, très large, surmontée d' un linteau daté 1662. L' étage disposait à l' origine d' un balcon, quasiment détruit. Celui-ci permettait un accès aisé au fenil, matérialisé par une large porte à deux battants. Au niveau du comble se trouvent de petites ouvertures à encadrement de bois, ainsi que des boulins triangulaires faisant office de pigeonnier. La cuisine se trouve à l' arrière de l' édifice.

* château de Licerasse ou Lizarazu

Le domaine noble de Licerasse ou Lizarazu est mentionné dès 1366, sous le règne de Charles II "le Mauvais" de Navarre Evreux (1332-1349-1387), (cf. Orpustan).

Cette famille joue un rôle important pour le royaume de Navarre. Elle est la souche de la maison de Beaumont de Navarre. Un frère de Charles II de Navarre Evreux (1342-1349-1387), l'infante Louis d'Evreux, comte de Beaumont-le-Roger, avait eut un fils naturel avec María García de Lizarazu. Ce fils, Carlos I de Beaumont (1361-1432), est nomé Alférez del Estandarte Real quant il avait seulement 18 ans, ainsi que Châtelain de Saint Jean Pied de Port. Un fils de Carlos I, Louis II de Beaumont et comte de Lerin, fut le lider de la faction "beamontesa" qui lutta pour défendre les droits du Prince Carlos de Viana contre son père don Juan d'Aragon, roi veuf-consort de Navarre.

L' édifice actuel est dû à un remaniement du 18e siècle. Il est ensuite restauré et remanié aux 19e et 20e siècles.

Le château de Licerasse se compose d' un corps de logis avec élévation ordonnancée à 3 travées et 1 étage carré. Lui sont accolées à droite une partie de logis et à gauche une chapelle. Les murs sont édifiés en moyen appareil et moellon de calcaire et de grès recouverts d' enduit. Le corps de logis a reçu un toit à longs pans et croupe de tuiles creuses; la chapelle ainsi que la partie postérieure sont couvertes d' un toit en pignon. Les murs sont percés de croisées en calcaire, dont certaines portent des appuis et des larmiers moulurés. Des ouvertures sous lucarnes sont percées au niveau du comble. En élévation postérieure se trouve la partie la plus ancienne de l' édifice, vestiges de la maison forte médiévale.

* maison forte Jauregia, Urdos.

La maison forte du quartier Urdos est mentionnée dès 1366 ("Lasalle Durdoz"; cf. Orpustan). L' édifice actuel, qui conserve quelques vestiges de la maison forte originelle, semble dater d' une campagne de travaux plus tardive, au 17e siècle (cheminées, porte d' entrée monumentale). Il subit ensuite d' autres remaniements au cours des siècles suivants, et notamment au 19e siècle, où la maison forte devient le centre d' une exploitation agricole, avec de nombreuses dépendances accolées. Enfin, une campagne de restauration est intervenue ces dernières années.

La maison forte présente un plan rectangulaire et une élévation ordonnancée à 3 travées et 2 étages carrés (principalement en élévation antérieure est). Les murs épais sont édifiés en moellon et pierre de taille de calcaire et de grès, et recouverts d' enduit. Le logis est couvert d' un toit à longs pans et croupe de tuiles creuses, tandis que les tours d' angle au sud-est et en élévation nord reçoivent un toit polygonal de tuiles creuses. Les murs sont percés de baies dont certaines sont des croisées à appuis moulurés et larmiers. Les élévations ouest et sud sont les plus remaniées, puisqu' elles ont reçu au 19e siècle des dépendances agricoles (au sud) et un corps de logis sous appentis de tuiles creuses à l' ouest. L' élévation antérieure est présente une porte d' entrée monumentale frappée d' armoiries bûchées.

La tour d' angle sud-est présente un système défensif de meurtrières. La tour nord, de plan circulaire, abrite un escalier en vis en maçonnerie récent. A l' intérieur de l' édifice, on observe la charpente apparente, dont certaines poutres sont portées par des corbeaux moulurés, un escalier tournant en charpente du 17e siècle, ainsi que des cheminées à corbeaux triangulaires en quart-de-rond doubles (17e siècle).

 

 


maison Iturraldea
à Guermiette


grange
de Guermiette


grange
de Guermiette

 

 


maison Garacoechea
à Guermiette



mairie


maison Iraria
à Guermiette

 

 


maison
Graeciatei


maison à Saint Etienne
de Baïgorry


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (a)

 

 


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (b)


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (c)


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (d)

 

 


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (a)


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (b)


ferme à Saint Etienne
de Baïgorry (c)

 

 


maison à Saint Etienne
de Baïgorry (a)


maison à Saint Etienne
de Baïgorry (b)


maison à Saint Etienne
de Baïgorry (c)

 

 

maison à Saint Etienne
de Baïgorry (a)

maison à Saint Etienne
de Baïgorry (b)
 
 

maison à Saint Etienne
de Baïgorry (c)

maisons et fermes
à Saint Etienne de Baïgorry

 

 

 


maison à Saint Etienne
de Baïgorry (d)
 

 

 

pont romain
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

 

 

 


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pont romain
à Saint Etienne de Baïgorry

 

 

 

monument aux morts
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

O

monument aux morts à Saint Etienne de Baïgorry



lavoir
Guermiette
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre

 

lavoir de Guermiette à Saint Etienne de Baïgorry

 

site protohistorique
Lamotainpareta
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre



* Camp protohistorique avec enceinte à parapets de pierre.

* Fortifications protohistoriques, Quarraquey.

* Fortifications protohistoriques du type éperon barré

forge d'Etchauz
Saint Etienne de Baïgorry
vallée des Aldudes
Basse Navarre



Les vestiges du haut fourneau à bois remontent aux 17e et 18e siècles. A cette époque, la famille d'Etchaux (Etxauz) possède la moitié de la forge à canons et boulets approvisionnée en minerai d'Ustéléguy.

L'affinage en "renardière" permettait d'obtenir des fers d'excellente qualité recherchés par la Marine. L'activité est florissante mais la forêt des Aldudes s'épuise et, vers 1780, faute de bois pour les travaux de mines et pour la fabrication de charbon, le haut-fourneau est arrêté.

La tour est massive, peu élevée, pratiquement cubique ; la cuve intérieure présente une section horizontale carrée. Ce type de cuve, abandonné au 19e siècle au profit des sections circulaires, est assez rare aujourd'hui.