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vicomté de Nebouzan


Comtes de Foix

Maison de Foix et Foix-Béarn

Maison de Foix-Grailly-Béarn

Catherine I de Navarre Foix-Grailly-Béarn

le pays de Foix dans le département de l'Ariège

castillo de Foix


La Vicomté de Nébouzan - capitale Saint-Gaudens - porte dans ses armes les pals de Foix et les vaches de Béarn, montrant éloquemment l’appartenance de la Vicomté a la maison de Foix-Béarn depuis 1258. La population de ces pays était un mélange de Celtes et d'Ibères. Le nom de Nébouzan paraît venir de celui d'un peuple de ce pays mentionné par Pline sous le nom d'Onobriates ou Onobuzates

La Révolution de 1789 a mis fin au système féodal. La France est redécoupée en de nouveaux territoires : les départements, l’ancien territoire de Nébouzan étant divisé entre trois départements, Haute-Garonne [31], Haute-Pyrénées [65] et Gers [32]. En 1790 la partie oriental de la vicomté historique du Nébouzan autour de Saint Gaudens et Saint Blancard fût réunie avec Comminges pour former Haute-Garonne. Par contre, la partie occidentale du côté Lannemezan et Mauvezin fût réunie avec Quatre-Vallées, Bigorre et d’autres lieus de Gascogne pour former les Hautes-Pyrénées. Saint Blancard est localisé dans le Gers.

La Vicomté n’était pas un territoire homogène, comme la Bigorre ou le Béarn, mais « façonnée de pièces et de morceaux écartés les uns des autres ». Le pays de Nébouzan a eu des dimensions et une composition territoriale qui ont varié, au fil du temps, jusqu’à l’année 1415, date à laquelle il a pris une forme qui est demeurée la même jusqu’en 1790:

  • le Nébouzan primitif était un archiprêtré qui faisait partie du diocèse de Comminges et qui comprenait 22 paroisses et annexes et qui en a perdu 14 au gré de l’exode de certains de leurs habitants et de diverses annexions, devenant ainsi:
  • le Nébouzan ancien, composé des 8 villages suivants : Lespugue, Sarramézan, Nizan, Sarracave, La Roque, Saint-Blancard, Balesta et Blajan, et ce jusqu’en 1267. C’est ensuite qu’il devient peu à peu:

  • le Nébouzan factic, ou Nébouzan aux cinq châtellenies : Saint-Gaudens (1267), Saint-Plancard (siège de l’archiprêtré), Cassagnabère (1271), Sauveterre (1390) et Mauvézin (1415).

    Son destin fut d'abord celui du Comminges qui, avant se constituer en comté (vers l'an 900), subit l'occupation des Romans et des Visigoths (jusqu'en 507) et des Carolingiens jusqu'à la fin du IX siècle.

l'ancien comté de Bigorre est le principal territoire
historique de l'actuel département Hautes Pyrénées

une partie du Nébouzan fait aussi partie

Le comte de Comminges Bernard IV (+ 1225) avait épousé la III comtesse de Bigorre et Vicomtesse de Marsan Stépahnie-Béatrix (fille de Centule III comte de Bigorre). La fille et héritière de ce mariage, Pétronille de Comminges et de Bigorre (vers 1184-1251), eduquée à la cour d'Aragon, eut cinq maris mais tous ces mariages n'y donnaient aucun héritier mâle. Son premier mari (mariage en 1196) fut Gaston VI vicomte de Béarn et de Gabardan (+ 1215) qui lui donna pas d'enfants. Elle eût avec son cinquième mari - Boson de Matha, seigneur de Cognac (+ 1247) - une fille, Mathe de Matha, laquelle va se marier avec Gaston VII vicomte de Béarn (+ 1290). Gaston VII est le père de Marguerite (+ 1301), son héritière, qui va épouser le comte de Foix Roger Bernard III (+ 1302) lui portant en dot le Nébouzan et Saint-Gaudens. Son fils Gaston I de Foix-Béarn aura réuni le comté de Bigorre et les vicomtés de Marsan, Béarn et de Nébouzan dans la maison de Foix, jusqu'a l'union avec la Navarre (François I Fébus en 1479) et avec la France (Henri IV en 1607).

Saint-Gaudens (capitale de l’ancienne Vicomté de Nébouzan, Haute-Garonne, Midi-Pyrénées). Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural appelé Mansus. Le nom change lors de la christianisation, et devient Mas-Saint-Pierre.

 

Saint Gaudens

En 475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr: Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIème siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.

Le bourg prend son nom actuel au IXème siècle, en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIème siècle, la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à cette époque, en s'inspirant de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse et elle devient une collégiale.

En 1160, l'hôpital des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV, comte de Comminges aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés de Simon IV de Montfort. Le XIIIème siècle est une période où la cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux portes).

église Saint Pierre et Saint Gaudens

Saint Gaudens

Le pape Clement V , ancien évêque du Comminges, rend visite à la ville le 13 janvier 1309 et reconnaît dans une bulle du 20 janvier le caractère authentique des reliques, tout en accordant de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVème et le XVème siècles sont marqués par une crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les outrages dus aux guerres de religion, malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIème siècle (une seconde enceinte munie de cinq portes est construite suite à la croissance des faubourgs hors les murs): le 2 août 1569, la ville est prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery. Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon permet aux catholiques de reprendre la ville peu après.

Saint-Gaudens est annexée à la France en 1607 par Henry IV. Le 30 août 1661, les reliques du Saint reprennent leur place initiale à la collégiale. Cette date reste celle de la fête patronale de la cité, toujours célébrée de nos jours.